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Immersion : quelques jours au cœur du Carnaval de Rio

vibrant carnaval costume at outdoor parade
Photo by Terrence Henry on Pexels.com

Avant d’y aller, j’avais en tête des images assez clichés du Carnaval de Rio : des costumes impressionnants, des danseuses, beaucoup de musique. Je pensais assister à quelque chose de spectaculaire, mais assez éloigné de moi.

En réalité, ce qui m’a marqué, c’est justement l’inverse : une fête très vivante, parfois désorganisée, souvent simple… et beaucoup plus accessible que je ne l’imaginais.

Premiers pas : entrer dans le rythme, doucement

Les premiers jours, je n’ai pas tout de suite “compris” le carnaval. Je marchais beaucoup, j’observais, sans vraiment oser participer.

Puis je suis tombé sur un bloco de quartier. Rien d’impressionnant au premier regard : quelques musiciens, une foule assez dense, des gens déguisés sans forcément beaucoup de moyens. Mais l’ambiance était détendue, presque familiale.

Je suis resté sur le côté un moment, puis quelqu’un m’a tendu une bière, simplement. On a échangé quelques mots, et petit à petit je me suis retrouvé à suivre le mouvement.

Astuce : ne cherchez pas forcément les plus gros événements. Les blocos de quartier sont souvent les plus agréables pour s’intégrer.

Le Sambodrome : impressionnant, mais très cadré

Quelques jours plus tard, je suis allé au Sambodrome Marquês de Sapucaí. Là, on change complètement d’ambiance.

Tout est organisé, millimétré. Chaque école de samba défile avec une précision impressionnante. Les costumes sont beaucoup plus élaborés que ce que j’avais vu dans la rue, et on sent le travail derrière.

Mais, honnêtement, j’ai été surpris : c’est moins “spontané” que je ne l’imaginais. On est davantage spectateur que participant.

Ça reste très beau à voir, mais ce n’est pas là que j’ai ressenti le plus de choses.

Une tentative de participation

À un moment, j’ai envisagé de défiler avec une école de samba. Sur le papier, ça semblait incroyable.

En pratique, c’était plus compliqué : organisation à l’avance, répétitions, logistique… J’ai finalement laissé tomber.

À la place, j’ai passé la soirée avec des gens rencontrés dans un bloco, à marcher d’un quartier à l’autre, sans programme précis. Et c’est probablement ce moment que je retiens le plus.

Astuce : défiler, c’est possible, mais ça demande un peu d’anticipation. Si vous ne l’avez pas, ce n’est pas grave — l’expérience dans la rue suffit largement.

Ce que je n’avais pas anticipé

Ce qui m’a surpris, c’est le contraste permanent.

Entre les grands défilés très structurés et les fêtes de rue improvisées. Entre des moments très intenses et d’autres beaucoup plus calmes. Entre l’image “carte postale” et la réalité, plus brute.

Et aussi la fatigue. Le carnaval, ce n’est pas seulement festif — c’est long, chaud, parfois un peu épuisant.

Conseils pour vraiment en profiter

  • Allez à votre rythme : inutile de vouloir tout faire, vous allez vous épuiser.
  • Alternez entre grands événements et moments plus simples dans les quartiers.
  • Prévoyez de quoi tenir : eau, protection solaire, chaussures confortables.
  • Restez flexible : les plans changent souvent, et ce n’est pas forcément un problème.
  • Acceptez de ne pas tout comprendre : une partie de l’expérience vient aussi de ça.

Une expérience plus nuancée que prévu

Avec le recul, le Carnaval de Rio ne correspond pas exactement à l’image que j’en avais — et c’est plutôt une bonne chose.

Ce n’est pas seulement un grand spectacle. C’est une accumulation de moments, certains très forts, d’autres plus ordinaires.

Et au final, ce que je retiens le plus, ce ne sont pas les plumes ou les chars, mais les moments simples : marcher dans la ville, tomber sur une musique, discuter avec des inconnus, et se laisser porter un peu.

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